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L’ÉPIDERME DE LA VILLE
Les images de projets urbains prennent forme sur des panneaux de chantier, des affiches publicitaires gigantesques, qui, physiquement clôturent l’espace, compartimentent la vue et flèchent les parcours. Elles organisent ainsi dans la ville les flux piétonniers, routiers, et visuels. Elles imposent à la vue un certain imaginaire, et restreignent l’accès à certains espaces, en particulier les chantiers des projets qu’elles annoncent. En marquant ainsi le moment de suspension entre l’intention de réaliser un projet, et sa réalisation propre, les images de projets urbains forment aussi une frontière - temporaire - dans le temps. Parfois la réalisation ne survient jamais. Ou, plus surprenant, l’intention réelle ne porte pas sur la réalisation mais sur l’habillage de la ville. Comme une seconde peau qui s’éternise.

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